Lorsque demain était hier, longtemps tu te l’imaginais.
Longtemps tu le façonnais lorsque la nuit tombait.
Lorsque le jour se levait, tu le rêvais encore.
Longtemps encore, tu l’attendais.
Lorsque demain devint hier, tu le vis.
Il était là, lorsque la nuit succéda au jour,
Sous la voûte glacée, il t’approcha.
Lorsque demain devint hier, il t’emmena.
Le matin, lorsque tu trembles,
Tu les ressens.
Le jour, lorsqu'ils s'évanouissent,
Tu les vois.
Le soir, lorsque tu pleures,
Ils te regardent.
La nuit, lorsque tu cries,
Ils sont là.
Une fois n'est pas coutume, me revoilà passant au travers d'une de mes sessions de mélancolie, de doutes et de remise en question. Remise en question qui n'aboutira pas puisque, si je suis conscient de mes torts et travers, malgré tous mes efforts, je ne parviendrai pas à changer. Cette glaciale constatation me donne des frissons mais je ne saurais l'expliquer convenablement.
Pour essayer de tromper ma solitude (que j'ai moi-même provoquée, je dois l'avouer), je tourne en rond. Je découvre des films à la chaîne, j'engloutis un bac de glace à la menthe et ses copeaux de chocolat, je fais les cent pas, persuadé d'avoir à chercher quelque chose qui n'existe pas ou dont je n'ai aucune utilité sur l'instant, et je cherche par tous les moyens à rejeter la faute sur quelqu'un d'autre en sachant pertinemment que c'est à moi qu'elle incombe, juste à moi et rien qu'à moi.
Dernière chance de me vider l'esprit, je revisite mon blog de fond en comble. Je voudrais alors remercier tous ceux qui ont posté des commentaires. Je suis super content que certains articles provoquent autant de réactions. Ça me fait super plaisir de voir ces avis et pensées qui vous (vous qui commentez mes articles) font réagir et partagez ce qu'il ressort.
Bon, j'admets que ça ne me change pas tellement les idées que ça puisque pas mal d'articles sont commentées par Quelqu'un... Je vais me concentrer à fond sur Desperate ce soir en mangeant ma glace, on verra ça si marche.
It’s a new dawn It’s a new day It’s a new life
Je m’étais toujours entendu sur l’idée que je serai toujours capable de quitter mes repères pour aller vivre loin de ce que j’ai pu connaître. Cela fait maintenant un peu plus de deux ans que j’attends ça. Je vais enfin aller au bout de cette pensée. Bien qu’au départ, j’avoue que j’étais terrifié par l’idée de me retrouver en territoire inconnu. C’était pour la simple raison que j’allais là où mon pas ne m’avait jamais mené. À présent, j’y vais l’esprit serein. Pas de stress. Pas d’appréhension. La raison en est simple. Ce départ, c’est ce que j’attends depuis tellement longtemps ! Je serai enfin près de Lui.
Mardi prochain, ce sera un nouveau monde. Certes, ce n’est pas un monde complètement inconnu. Mais je vais le vivre différemment et c’est cela qui fera de lui un monde nouveau. Lundi soir, je fermerai les yeux sur cet univers où je n’ai pas encore de prise mais que je devrai me façonner. Mardi matin, je les ouvrirai sur un environnement que je devrai apprendre à apprivoiser, à découvrir comme je n’ai pas encore eu l’occasion.
And I’m feeling good
Ce qui va suivre n'est pas du Shakespeare, je n'ai pas la prétention d'atteindre son
talent (je le dépasse largement... mdr). Toujours est-il que ce qui va suivre fait partie du mien, aussi petit soit-il. Enjoy.
Prenons cette nuit. Le ciel est clair (ça dépend où, on est d'accord), il fait plutôt bon, quoique frais. Si on se couche dans l'herbe et qu'on contemple la voûte
étoilée, on peut entendre des bourdonnements. Ce ne sont pas les moustiques qui cherchent à se nourrir de notre sang. Ce ne sont pas non plus l'aspirateur du voisin laissé allumé par mégarde.
Encore moins une grande blonde aux talons aiguilles rouges qui se sèche les cheveux. Si on ferme les yeux, on peut ressentir ces frissonnements singuliers tout autour de nous. On se sent cernés,
submergés par une foule de courants d'air qui se pourchassent en pouffant de rire. On peut les sentir caresser nos joues, ébouriffer nos cheveux, longer nos jambes et s'infiltrer sous nos
vêtements.
Si on se concentre suffisamment, on peut presque saisir leurs murmures, comprendre ces chuchotis qu'ils s'échangent joyeusement. Si on écoute intensément, on peut entendre les messages qu'ils
tentent, à chaque instant, de nous transmettre. Ces bribes de paroles pleines de sagesses que nous devrions être plus enclins à capter mais qui nous échappent de par notre trop plein de pensées
quotidiennes qui nous assaille chaque jour.
Il paraît que l'Homme a oublié comment écouter les conseils qui lui étaient promulgués à ses premières saisons. En appréciant le frottement des esprits, là, allongé dans l'herbe au clair de lune,
on maudit ceux qui ont été la cause de cet oubli. Les mots qui nous parviennent nous donnent des frissons. Si délicieux qu'on en perd la notion du temps et de l'espace. On s'égare dans un ballet
de sonorités inhabituelles qui nous transportent toujours plus haut. Certains esprits se muent en comètes colorées qui transpercent l'encre de la nuit. Une larme roule sur notre joue...
On émerge doucement de ce rêve surnaturel, alors que les ténèbres du ciel sont balayées par les rayons ardents d'un soleil qu'on voit poindre à l'horizon. On se redresse lentement pour apercevoir
les derniers esprits qui regagnent leur monde étrange et merveilleux, de l'autre côté du miroir de l'eau. Ces perles de rosées éparses qui rejoignent notre larme, la dissimulant aux yeux d'un
quotidien sec et rude. Cet instant, entre le rêve et la réalité, le sommeil et l'éveil, cet instant où on se souvient d'avoir rêvé, s'achève, trop bref, emportant les souvenirs des conseils
avisés des esprits anciens qui veillent sur nous.
Une seconde larme vient rejoindre la première, disparaissant parmi les gouttes de rosée. On se lève pour affronter le monde qui est le nôtre.
Angelofys
Because I always be me…
Some things happen without true reasons.
Even if it could be scary, actually it’s amazing.
Open your eyes, open your mind.
Release your soul and let it fly to me.
I just want you to accept this trip.
You’ll make no mistakes.
You’ll see inside my heart and realize that you’re the only one for me.
Come to me, I’ll offer you me...
Absolutely and Forever Me
Qu’en est-il de la distance entre les esprits ? Si on y réfléchit plus de trois secondes, en plus de risquer la surchauffe du cerveau, on peut se demander pourquoi il y a tant d’avis contraires en chacun. A contrario, il est vrai qu’il y a beaucoup d’avis similaires. Là encore, on peut se poser la question.
Dans un premier temps, on peut commencer par se dire que c’est son expérience personnelle qui façonne la vision des choses. Ainsi, quelqu’un qui aura subi un accident ou un choc (émotionnel et/ou physique) sera plus enclin à porter en lui craintes, phobies ou simples appréhensions. Un individu élevé dans la croyance d’une religion aura plus de difficultés à se détourner de cette religion sur laquelle sont basés ses principes. De même qu’il est plus facile de suivre un chemin tracé par ses parents (trop ?) aimants qui ne prennent pas toujours compte des désirs de leur chère progéniture adorée.
Mais, il n’y a pas que l’expérience qui décide de nos pensées, quoi d’autre ? (À prononcer comme George Clooney). On pourrait parler des lectures, du cinéma, l’art en général, de toutes ces influences extérieures qui viennent nous enrichir (ou pas). Un avis, propre à chacun – j’exclus bien évidemment tout lavage de cerveau – est formé puis poli par la confrontation avec l’opinion des autres, qu’elle soit ou non partagée. Le tout est de se rendre compte qu’il ne s’agit pas de pensées infuses. Personne ne naît avec des idées préconçues. Ces idées-là ne sont acquises que par les influences externes à notre propre esprit.
Une fois encore, je suis parti à (courtement) disserter sur une question inutile sur laquelle je n’ai sûrement tiré qu’un seul aspect, et pas forcément le plus intéressant ou distrayant ou je-ne-sais-quoi encore. Toujours est-il que, dans un train, sans compagnie (connue) j’en viens (toujours) à déblatérer des tonnes de trucs à l’intérêt aussi futile que dérisoire. Mais bon, si j’y pouvais quelque chose ou que ça me déplaisait tant que ça, j’arrêterais. Non ?

Le mercredi midi, on passe l’aspi ! Ce doit être une tradition Rochefortaise ancestrale inconnue du reste du monde. Si on sort entre 12 et 13 heures, qu’il fait
beau, les fenêtres des maisons sont ouvertes. En passant près d’elles, on peut entendre le son, reconnaissable entre mille, d’un aspirateur qui fait son boulot, tenu par une main de fer avide de
faire disparaître la poussière et autres saletés du quotidien. C’est encore une des surprises d’une connaissance d’une ville pas encore totalement acquise. Ce n’est pas que j’y mets de la bonne
volonté mais j’ai mis du temps à m’en rendre compte. D’ordinaire, je sors pas de chez moi dans cette tranche horaire^^ Je préfère me sustenter !! Et quand bien même j’ai passé un an à
pédaler, je ne me suis jamais suffisamment approché ni attardé auprès des fenêtres ouvertes pour découvrir cette tradition. Je me demande ce que je
découvrirai l’an prochain…
C’est amusant. Mon personnage de série préféré parle sans cesse de sont être, sa double personnalité, du masque qu’il arbore au monde pour cacher sa soif insatiable de justice, son désir de tuer. Ce n’est pas en ces deux derniers points que nous sommes semblables. Ce qui nous lie, c’est cette tendance à dissimuler ce que nous sommes au fond de nous. Bien qu’il affirme avoir une certaine vacuité chez lui, il est d’une complexité effrayante. Quant à moi, je ne pense pas être ou avoir quoi que ce soit d’effrayant, saut si on comprend mon esprit labyrinthique comme quelque chose d’effrayant. Bouh ! Argh ! Je viens d’entr’apercevoir mon regard dans un reflet de mon écran glacé précisément à l’instant où apparaissait celui de Dexter…
C’est étrange comme je me suis toujours trouvé des similitudes avec ces personnages aux doubles visages tels que le Docteur Henry Jekyll. Les schizophrènes psychopathes… Je ne sais pas trop ce qui peut me pousser à les observer avec un certain délice, à vouloir en apprendre toujours davantage à leur sujet. Pourtant, je remarque que mon intérêt ne se porte que sur les personnages fictifs. Est-ce que ça me rassure de savoir que tout ce qu’ils peuvent entreprendre n’est pas réel ? Jamais je n’ai tenté de trouver de telles figures au-delà de la fiction. Je n’y ai même jamais pensé. Je pense que l’intérêt que je leur porte s’estomperait s’ils existaient réellement.
Pour Dexter, ce qu’il est me fascine. Une sorte de Daredevil sanglant et plus torturé. Saison 1 Episode 10 « J’ai plus de facilités à résoudre les problèmes des autres que les miens. » Une fois de plus, je me reconnais en lui. Là où ça se complique, c’est lorsqu’il explique qu’il se trompe quand c’est plus facile de s’occuper des autres. J’ignore si je dois le prendre pour moi aussi. Pourtant, quand j’y pense, mes soucis sont tellement longs à résoudre que ceux des autres auxquels je prends part semblent se dénouer si facilement…
Enfin bref, un autre truc marrant. Au moment de choisir une police qui me convient, je trouve celle-ci sympa. Je regarde son nom : Duality. Est-ce un signe ?
Time is running out...
but memories too
Tempus fugit. Ça c'est de notoriété publique. Seulement, si c'était aussi simple, le monde tournerait rond. Or, tout le monde sait que le monde n'est pas rond. Comment donc peut-on affirmer que le monde tourne rond si on affirme qu'il est rond alors qu'il ne l'est pas ? Encore une histoire rondement menée... Mais je m'égare.
Le temps s'enfuit. Et le bougre est sacrément rapide. Pour moi, il y a deux jours, c'était dans une autre vie. Alors que
dire d'il y a deux semaines, sur le quai de la gare Avignon TGV ? Ou deux semaines plus tôt, dans cette même gare ? Que dire de ce jour où j'ai pu contempler son visage ailleurs que sur écran
glacé ?
Si les aiguilles passent, les souvenirs s'y accrochent et partent avec. C'est comme si j'étais malgré moi embringué au Pays Imaginaire. Lorsque je m'efforce de faire appel à ma mémoire photographique, il n'arrive rien. Seuls des bribes d'images m'apparaissent et, plus j'essaie d'en distinguer davantage, le peu qu'il y a disparaît.
« Tempus Fugit. Le temps s'enfuit. Les aiguilles tracent sa fuite. S'il désire vraiment s'en aller, qu'il ne s'en prive pas. Seulement, qu'il laisse derrière lui ce qui ne lui appartient pas. Mais, les souvenirs nous appartiennent-ils vraiment ou ne sont-ce que ses fruits que le Temps nous confie ?
La poursuite du Temps est une quête. Une quête à poursuivre ad vitam aeternam. Une quête éternelle. Une quête irréalisable puisque le Temps est décidément trop rapide. Mais surtout, le Temps suit son cours. Rien ne saurait le ralentir. Voir les aiguilles aller si vite, je me demande si... Et si j'enlevais les piles ?
Quel masque recouvre notre visage dans les transports en commun ? Pourquoi avons-nous toujours l’impression de ne voir que des airs maussades ? Sommes-nous pareils ? On peut se poser toutes sortes de questions à ce propos. Je sais que, dans mon cas, ce soir, en rentrant de la gare, après avoir déposé Mupala (dont le train a eu vingt minutes de retard à cause de bris de glace), même si j’ignore de quel masque j’étais paré, je sentais que ma tristesse était visible. Je déteste les départs. Que ce soient les miens ou ceux des autre. Ce qui est étrange, c’est que cette peine ne m’envahit que lorsque je sors d’une gare. Les départs en voiture me laissent de glace. Quand je dois quitter mon Ninja, les larmes coulent à flot une ou deux heures avant de tarir, des sanglots me rappellent le départ plusieurs jours plus tard. Là, c’est Mupala qui s’en est allé. Ce n’est pas la même chose, mais je me sens vraiment triste. Je supporte de moins en moins la solitude. Je suis donc content de rentrer à Rochefort (je n’aurais jamais cru penser ça un jour…) Cependant, ce chagrin récurrent qui me visite tous les jours depuis plusieurs semaines déjà, Mon Ninja m’a dit que ce pourrait être mes nerfs qui lâchent. Je pense que c’est ça. Quelqu’un pourrait m’indiquer où me procurer des antidépresseurs ?
J’ai un credo. Chaque nouvel écrit a sa propre police, sa propre couleur. C’est comme si je donnais une âme aux mots que J’aligne. C’est complètement con ce que je dis mais on va dier que j’ai l’habitude de m’entendre – ou, dans le cas présent, me lire – dire des conneries plus grosses que moi. Mais après tout, je me dis que si je n’étais pas comme ça, je rigolerais beaucoup moins. Après tout, c’est vrai que ces quatre derniers mois, j’ai vraiment pu goûter aux joies d’une vie solitaire. Comme une série qui ne suit que les déboires d’un seul héros (et quel héros, je vous le demande !) mais où quelques guests font quelques apparitions. Là, je me demande si les polices que je sélectionne ont un sens caché. C’est marrant. Celle que j’ai choisie aujourd’hui s’appelle << Still Time >>. Est-ce que c’est un signe ? Bon ok, mettons que c’en est un. Qu’est-ce que je dois comprendre ? Il est toujours temps. C’est un fait établi. Mais toujours temps de quoi ? Toujours temps pour faire quelque chose qui me changera la vie ? Comme quoi ? Changer d’orientation, ça c’est fait. Changer de zone géographique, c’est pour bientôt. Changer de tout ce qui fait ma vie aujourd’hui ? Quand on y réfléchit, c’est ce que je m’apprête à faire. Je vais partir loin de tout ce que j’ai jamais connu. Partir de l’autre côté de la France pour y passer au minimum cinq années. Il est toujours temps de réaliser que notre vie n’est pas exactement comme nous voudrions qu’elle soit. C’est pourquoi je pars. Le pourquoi, ce n’est pas exactement ça. C’est plutôt pour qui. C’est surtout et seulement ça. Si je fais tout ça, c’est uniquement pour me rapprocher, pour être avec celui que j’aime. Il est toujours temps de changer ce qui fait notre vie pour la voir se transformer. C’est dingue tout ce que je peux débiter à partir du nom d’une police. Après, c’est sûr que tout est relatif. Si ça se trouve, quelqu’un lit ces mots et y trouve un sens. Si jamais cette personne existe, qu’elle me laisse un petit mot, ça m’intéresse. lol
Ça me fait toujours bizarre de parler de moi dans un article que je destine à cette page. Pourtant, je remets le couvert et à table ! Que dire aujourd’hui ? J’ai peut-être une idée. J’écoutais tout à l’heure la chanson de Tina Arena « J’ai envie de savoir ». Elle m’a fait retourner un an en arrière. Je me souviens quand je l’ai écoutée pour la première fois. C’est Soly qui me l’avait passée.
Tout content d’avoir découvert une nouvelle chanson, je l’ai mise sur mon portable pour pouvoir l’écouter partout. Au sortir de deux heures trente de philo ô combien éprouvantes, je sors mon téléphone et la passe pendant que je marche vers l’Histoire-Géo avec Soly. Sur le coup, je n’ai pas réalisé que quelque chose n’allait pas. Mais, après coup, je me suis rendu compte qu’elle avait du mal à écouter cette chanson. Les paroles lui rappelaient trop sa rupture toute récente.
J’ai toujours du mal à apprécier une chanson par ses paroles. En disant ça, je sais que je peux (voire je vais) passer pour superficiel mais c’est vrai ! Pour moi, c’est la canciòn dans sa totalité (musique, voix, paroles, rythme…), je ne fais pas vraiment attention à ce qui se dit. Bon, peut-être un petit peu quand même. Mais, pour citer Soly « pour si peu… »
Après, je pense que c’est une question de sensibilité. Chacun est plus ou moins réceptif à une chanson. Certains seront émus par la mélodie mélancolique. D’autres par la voix bouleversante de l’artiste. Chacun son feeling, son ressenti (pour rester français^^). Moi je ne suis dans aucune de ces deux catégories. Enfin je pense…